Affaire Satram EGCA : Mustapha Aziz prépare une plainte contre certains médias au Gabon

Attaqué frontalement par certains articles de presse, le PDG Satram EGCA prépare sa riposte. Dans cette interview accordé à Gabonreview, Mustapha Aziz annonce une plainte contre certains médias gabonais, auteurs de «publications mensongères». Le légataire universel du défunt Lahcen Jakhoukh a également saisi l’occasion pour démentir tout ce dont l’accuse dans les journaux et sur les réseaux sociaux.

Gabonreview : Vous avez, par le passé, été condamné par la justice en France en 2003 et en 2010 aux États-Unis, ainsi que le révèlent certains médias locaux. Que s’est-t-il passé ou que peut-on retenir desdites affaires ?

Dr Mustapha Aziz : J’ai effectivement pris connaissance de ces calomnies et contrevérités. Les auteurs de ces articles, des mercenaires de la communication alimentaire, utilisent tous les moyens en leur possession pour me discréditer. Ces médias sont très forts dans l’insulte et vont même jusqu’à me créer un casier judiciaire imaginaire avec des années de prison, alors que je n’ai jamais été condamné de ma vie ni poursuivi. Je n’ai jamais mis les pieds dans un tribunal, en dehors du tribunal militaire algérien en janvier 1976 à la suite de la récupération du Sahara occidental par le Maroc. Par ailleurs, derrière cette campagne d’intoxication dont je suis la cible, je vois la main des services algériens à travers la compagne algérienne de Tarik Jakhoukh. Mes avocats ont déposé trois plaintes contre ces gens à Paris. La dernière est datée du 6 janvier et la procédure est en cours. Et bientôt, ce panier de crabes sera mis à nu. Je confirme donc que je n’ai jamais été ni poursuivi ni condamné dans le monde entier. Jamais de la vie !

Ne connaissez-vous donc pas Jean-Marie Constant Pannetier et Cédric David Henri Casting avec qui, selon les mêmes révélations, vous entretiendrez des liens très étroits ?

Jean-Marie Constant Pannetier est un notaire qui n’a jamais été condamné par aucun tribunal sur terre. Et quand ces gens-là disent qu’il a été condamné par des tribunaux primaires et secondaires, ou que sais-je, c’est de l’invention. Par ailleurs, pourquoi ne mettent-ils en exergue ces informations qu’au Gabon et pas en France ou au Maroc ? Si tant est que ces informations sont fondées, pourquoi mes détracteurs ne les remettent-ils pas à la justice gabonaise plutôt que d’inonder Facebook de leurs publications ? Je tiens à rappeler que Badr Jakhoukh a récemment été condamné pour diffamation par la Cour d’Appel de Paris. Donc, ces médias s’exposent eux-aussi à la sentence de la justice en racontant des choses qui n’existent que dans leur imagination.

Et Cédric David Henri Castaing…

Je ne le connais pas personnellement. Ce nom figure comme témoin dans le testament de Lahcen Jakhoukh, le fondateur décédé du Groupe. Je n’étais pas présent au moment de l’établissement du testament, et tout le monde sait que les témoins à l’établissement d’un testament authentique sont choisis par le testateur ou le notaire. Je n’ai jamais rencontré ce monsieur. Ceux prétendent que j’en suis un proche sont très fort dans l’imagination (rires). De toute façon, bientôt ils répondront de leurs forfaits.

Que dites-vous donc des allégations portant sur la corruption, par vous, de magistrats gabonais, en l’occurrence Audrey Nita Bongo, Herta Theresa Okinda Osselet, Rita Ntsame Obiang, toutes des femmes ? Jouez-vous de la séduction ?

En plus des femmes, je pense qu’il y a également des magistrats de sexe masculin que l’on m’accuse également d’avoir corrompu. Mais le monde entier, sincèrement, reconnait et apprécie la compétence du corps judicaire gabonais. Lorsque j’ai transmis ces accusations à mes avocats français, ils étaient vraiment abasourdis et ont simplement considéré ces allégations comme des actes malsains d’une bande de pervers et délinquants. La justice gabonaise est très respectée en France, m’ont-ils dit. Lorsque la justice gabonaise prononce des décisions en faveur de mes détracteurs, c’est la meilleure qui soit. Mais lorsque la même justice rend des décisions qui les desservent, elle est corrompue. Je pense que la justice gabonaise doit s’activer pour condamner ce genre de choses.

Six ans après la mort de Lahcen Jakhoukh, le clan Tarik Jakhoukh conteste toujours votre qualité de légataire universel du disparu, tout comme il soutient que l’exéquatur du testament relève de la fiction…

C’est n’importe quoi. Le Tribunal de Paris les a déjà condamné à six reprises. Le Tribunal de grande instance a déjà rejeté leur demande parce que l’expertise voulue par le tribunal a été faite. Et ils la contestent ? Dans le cadre du testament, le plus grand spécialiste de France en la matière a suivi le dossier. Pourtant, sa compétence est remise en question par le clan Tarik Jakhoukh. C’est la raison pour laquelle la procédure est prolongée ad vitam aeternam, parce qu’ils savent d’avance qu’ils sont perdants. Car la justice marocaine, en ce qui la concerne, a déjà jugé l’exéquatur et nous a donné gagnant dans cette affaire, de même que dans 38 autres cas en rapport avec le dossier. La justice gabonaise nous a également donné raison et n’avons aucun doute sur la même issue en France, malgré les manigances du camp d’en face.

Pensez-vous que ce feuilleton sera définitivement clos d’ici à mai ou juin de l’année en cours, période sur laquelle vous annoncez des issues judiciaires ?

Le feuilleton est déjà clos. La Cour de Cassation, que ça soit au Maroc ou au Gabon, a déjà décidé. Tout a été fait. Tout ce que font nos adverses, c’est de chipoter et revenir sur des procédures. Ces gens-là ont perdu sur le plan juridique et veulent gagner sur le terrain médiatique au Gabon. A cet effet, nos avocats sont d’ailleurs en train de préparer une requête car nous connaissons les auteurs de ces articles diffamatoires. Dans la plainte que nous allons présenter, il y a les noms des vrais responsables en têtes desquels Tarik Jakhoukh et son épouse. Tous ces gens-là rendront des comptes.

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