Affaire Satram : «La justice marocaine humilie l’intox, l’imbécilité, la cupidité et la filouterie des Jakhoukh et consorts», dixit Mustapha Aziz

Le PDG de Satram EGCA a réagi, le 8 mars à Casablanca, à un article publié le même jour par un confrère gabonais et titré « Justice : le Maroc humilie le Gabon ». Il y est question d’« un camouflet que les autorités marocaines viennent à celles du Gabon, par le biais de l’arrêt rendu par la cour d’appel ».

Le Dr Mustapha Aziz (en médaillon) soutient que la justice marocaine a déjà rendu des dizaines d’arrêts confirmant son droit de légataire universel. © Gabonreview/Shutterstock

 

Gabonreview : Comment pourriez-vous interpréter l’article choc de d’Echos du Nord de ce lundi : « Justice : le Maroc humilie le Gabon » ?

Dr Mustapha Aziz : C’est aberrant et scandalisant cette publication pirate ne prend même pas le temps de vérifier ce qu’il publie, cet article tendancieux et ridicule excelle dans l’intox et l’instrumentalisation… Il applique le slogan du ministre hitlérien de l’information Ga bels ‘’Plus le mensonge est gros, plus ça passe facilement’’.

L’arrêt de la cour d’appel de Rabat dont il publie un fax simili, flou au demeurant, dépassé est sans objet. Car, une autre cour d’appel de Marrakech l’a déjà jugé en notre faveur face au parquet… Le dossier est clos et la cour de cassation de Rabat avait déjà définie les règles du jeu en notre faveur.

Ainsi que le média l’avance, le testament est-il frappé de nullité ? Quelle est la part de vérité dans cette nouvelle histoire ?

Aucune… Les Nuls adorent la nullité. C’est leur plat de résistance. Tous les tribunaux concernés nous ont donné raison. Les Jakhoukh, et jusqu’à preuve du contraire, n’ont gagné aucun procès sauf ceux des tribunes Facebook de Chamberland et consorts). Au Maroc, l’arrêt dont ils parlent et qui est sans objet leur rejette même le droit d’être partie prenante, et cet arrêt ne change en rien ma position et ma possession aux biens et aux sociétés.

Je peux vous assurer que la justice marocaine n’a fait qu’appliquer le même droit que la justice gabonaise ou française qui dit que le parquet du pays est le seul concerné dans la procédure d’exequatur et que la décision se prenne par voie gracieuse… La présidente du TPI de Port-Gentil Rita Ntsame Obiang, n’a fait que respecter la loi et l’arrêt de la cour de cassation de Libreville. Le corps judiciaire du Gabon, respecté et apprécié par ses semblables dans le monde, doit protéger les siens de cette campagne de dénigrement conduite par ce cercle de voyous alimentaires sans foi ni loi.

Le Maroc contrairement au Gabon applique le rite Malékite, le testament vous accorde à cet effet la totalité de l’héritage. Quel est donc ce mécanisme applicable dans les autres pays où le défunt détient des biens ?

Effectivement, le Maroc, selon le rite Malékite (Charia) vous accorde un tiers des biens d’office. Le Gabon et les pays non musulmans vous accordent le contenu du testament, c’est le droit. Les Jakhoukh ont déjà hérité le gros des biens avant le décès de leur père, donc les réserves ont été respectées. J’ai aussi le tiers sur la donation, donc j’ai d’office les 2/3 de l’héritage plus les 10 millions d’Euros de dette. Le défunt a voulu légalement, comme il avait annoncé dans ses conférences de presse devant des centaines de journalistes et de témoins, déshériter des proches pour des raisons d’indignité et d’ingratitude.

Son acte était prémédité pendant des années. Le défunt voulait léguer une partie importante de son patrimoine aux peuples Gabonais et Marocain, et même africain en général. La fondation que nous nous efforçons à mettre en œuvre sera la structure adéquate à l’application de cette donation. Un conseil de gouvernance neutre et compétent chapeautera ses activités et ses comptes.

Comment pouvez-vous éclairer l’opinion publique pour arrêter cet interminable micmac ?

En publiant tous les arrêts et décisions de la justice, les procès se gagent devant les tribunaux pas sur les pages Facebook et les publications pirates qui cachent les auteurs réels de l’intox. Ceux-ci ont raté la « Surface » et se trouvent actuellement au fond des eaux troubles. Le chagrin d’amour ne se traite pas à ce niveau. L’arrêt de la cour d’appel de Marrakech n° 207 du 15/12/2020 qui précède celui de Rabat est sans objet est clair. Le parquet n’ayant pas fait appel, il devient définitif et sans appel. La justice marocaine a déjà rendu des dizaines d’arrêts confirmant mon droit de légataire universel et je gère tous les biens et sociétés depuis 5 ans sur cette base. En France j’ai gagné les cinq ou six arrêts dans la procédure du tribunal de Grande instance de Paris. Mes adversaires n’ont gagné aucun. Au contraire ils ont perdu tous les biens en France au profit du fisc. Ils n’ont jamais annoncé ça à l’opinion publique et c’est à moi de faire les démarches pour sauver les biens et la mémoire du défunt.

Nos droits sont indéniables. Notre cause est juste. Les adversaires qui ont déjà dilapidé le gros de l’héritage dans des guerres « don quichottiennes » vont bientôt devoir rendre compte, et pas dans les pages des Echos du Nord ou à la « Surface » mais devant les tribunaux et, qui vivra verra. L’imbécilité, la cupidité et la filouterie ne peuvent jamais triompher sur le droit. Ces vices n’ont jamais eu le dessus sur le droit.

Ci-après, la copie de l’arrêt de la cour d’appel de Marrakech n° 207 du 15/12/2020 ayant tranché en faveur du Dr Mustapha Aziz face au parquet. © D.R.

La copie de l’arrêt de la cour d’appel de Marrakech n° 207 du 15/12/2020 ayant tranché en faveur du Dr Mustapha Aziz face au parquet. © D.R.

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