Algérie: garde à vue prolongée pour un militant du Hirak et un journaliste

Les gardes à vue du militant du Hirak et du directeur du site Casbah Tribune, également correspondant de Reporters sans frontières (RSF) en Algérie, ont été prolongées de 24 heures. Ils comparaissaient ce dimanche 8 mars au matin au tribunal d’Alger, ainsi qu’une trentaine de personnes.
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La plupart des personnes interpellées samedi 7 mars 2020 et qui comparaissaient le lendemain devant le procureur de la République du tribunal d’Alger ont été libérées, mais sont poursuivies pour « incitation à attroupement non armé ». Elles doivent être jugées le 26 avril prochain.

Par contre, le procureur a demandé la prolongation pour 24 heures de la garde à vue du militant Samir Benlarbi, figure du mouvement du Hirak, et du journaliste Khaled Drareni, estimant qu’il fallait compléter l’enquête de police.

Ces derniers mois, ce dernier, journaliste, correspondant de Reporters sans frontières et de TV5 Monde et porte-parole du collectif « Journalistes algériens unis », a été plusieurs fois arrêté, mais il était présenté devant un juge pour la première fois.

Ce 8 mars, quelques dizaines de journalistes étaient rassemblées devant le tribunal pour réclamer sa libération et le respect de la liberté de la presse. La mobilisation passe également par les réseaux sociaux. Dans un tweet, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, dénonce un « harcèlement inadmissible ». « Nous ferons tout pour sa libération grâce à une solidarité massive », écrit-il.

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