Au Maroc, le diplomate en chef nippon venu rassurer sur la présence du Polisario à la TICAD

Le ministre japonais des Affaires étrangères a réitéré, « clairement et ouvertement », lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue marocain, Nasser Bourita, que le Japon ne reconnait pas la « RASD » comme un Etat, mais n’a pas non plus affirmé qu’il fermerait la porte au Polisario au sommet de la TICAD

La présence de la « RASD » à la dernière réunion ministérielle préparatoire à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) « était un grand problème » que le Japon a bien voulu surmonter pour « éviter tout embarras », a souligné, lundi à Rabat, la porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères, Mitsuko Shino, réitérant que son pays ne reconnait pas cette entité.

« Nous avons de bonnes intentions pour résoudre cette question ». La visite officielle au Maroc, première du genre, du chef de la diplomatie japonaise, Taro Kono est un « bon geste » dans ce sens, a tenu à préciser Mitsuko Shino, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse.

nais et Nasser Bourita à Rabat le 24 décembre 2018. AIC PRESS
Le ministre japonais des Affaires étrangères a réitéré, « clairement et ouvertement », lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue marocain, Nasser Bourita, que le Japon ne reconnait pas la « RASD » comme un Etat, mais n’a pas non plus affirmé qu’il fermerait la porte au Polisario au sommet de la TICAD

La présence de la « RASD » à la dernière réunion ministérielle préparatoire à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) « était un grand problème » que le Japon a bien voulu surmonter pour « éviter tout embarras », a souligné, lundi à Rabat, la porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères, Mitsuko Shino, réitérant que son pays ne reconnait pas cette entité.

« Nous avons de bonnes intentions pour résoudre cette question ». La visite officielle au Maroc, première du genre, du chef de la diplomatie japonaise, Taro Kono est un « bon geste » dans ce sens, a tenu à préciser Mitsuko Shino, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse.

Taro Kono est arrivé ce lundi à Rabat, alors que les évènements survenus au mois d’octobre, lors d’une réunion de la commission préparatoire du prochain sommet Japon-Afrique (TICAD), avait affecté les relations entre Rabat et Tokyo, au point que la délégation marocaine menée par le ministre délégué à la coopération africaine, Mohcine Jazouli, avait quitté la conférence avant sa clôture pour protester contre la participation du Polisario à cette rencontre.

A l’occasion de cette réunion ministérielle préparatoire de ce Sommet, des membres du Polisario ont pénétré au Japon en utilisant des passeports algériens et se sont fait accréditer avec des badges de la Commission de l’Union Africaine (CUA).

Le ministre japonais des Affaires étrangères a réitéré, « clairement et ouvertement », lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue marocain, Nasser Bourita, que le Japon ne reconnait pas la « RASD » comme un Etat, a de nouveau dit Chino.

Kono a ainsi répété une position exprimée lors de la réunion ministérielle de préparation du 7-ème Sommet de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique (TICAD), tenue du 5 au 7 octobre dans la capitale nippone.

Cette présence ne signifie en aucun cas, que le Japon reconnaît, implicitement ou explicitement, ce groupe comme un Etat, avait déclaré Taro Kono. « Malgré le fait qu’une entité qui se déclare comme un pays, que le Japon ne reconnaît pas, est assise dans cette salle, cela ne signifie pas que le Japon la reconnaît, d’une quelconque façon implicite ou explicite, en tant qu’Etat », avait-t-il déclaré à l’assistance.

Pourtant, selon des sources diplomatiques, Rabat avait ramené sa coopération avec Tokyo à son niveau basique dans l’attente d’éclaircissements sur la position du Japon pour les prochains rendez-vous de la TICAD. Et à ce jour, apprend Le Desk, aucune disposition concrète n’a été formulée au Maroc, si ce n’est les « bonnes intentions » exprimées par les diplomates nippons…

Partagez

Leave a Comment