L’Algerie et le Sénégal en finale

Et l’Algérie explosa. Au terme d’un match globalement maitrisé mais au suspense entier jusqu’à la dernière seconde, la libération est venue du pied gauche de Riyad Mahrez. D’un maître coup franc du joueur de Manchester City, les Fennecs ont triomphé du Nigeria dans le temps additionnel (2-1) dimanche au Caire. Ils rejoignent le Sénégal, qualifié plus tôt dans la journée, lui aussi in extremis. L’Algérie tentera de décrocher son deuxième titre continental après son titre de 1990. Mais avant cela, la nuit promet d’être longue et les célébrations nombreuses.

Djamel Belmadi a déjà réussi son pari. Le sélectionneur algérien a fait de sa formation, moribonde et pas à la hauteur de son talent ces dernières années, une équipe au jeu plaisant et à l’assise solide. Elle l’a encore prouvé lors d’une demi-finale qu’elle aura dominé assez sereinement. Le Nigeria a beau avoir participé à la dernière Coupe du monde, c’est bien le milieu algérien qui a su rapidement prendre le dessus pour dicter le tempo. Avec un trident Feghouli – Guédioura – Bennacer impeccable comme rampe de lancement, la 66e formation au classement FIFA a rapidement pris la mesure de son rendez-vous.

Mahrez doublement décisif

Dès la 7e minute, l’avant-centre Bounedjah était à deux doigts de pouvoir pousser le centre de Belaili au fond des filets. Plus le temps passait, plus la pression s’est fait grande sur la défense des Super Eagles, tout simplement dépassé. Le Rennais Bensebaini de la tête (15′), Bounedjah sur deux face-à-face et un sauvetage inespéré du latéral Collins pour sauver la mise (35′), les occasions se sont empilées. Et ce ne sont pas les rares incursions nigérianes face au but adverse qui ont pu changer la donne, en dépit des tentatives de l’ancien attaquant de Watford Odion Ighalo. En toute logique, cette domination a fini par trouver son expression par l’ouverture du score provoquée (déjà) par Riyad Mahrez, dont le centre était détourné dans son propre but par Troost-Ekong (40′).

Le match semblait alors se destiner vers une victoire assez tranquille pour des Algériens en total contrôle contre des adversaires amorphes et aux offensives trop dépendantes de leurs individualités. Mais à ne pas tuer le match, les hommes de Belmadi ont laissé la possibilité au Nigeria à revenir sur une occasion qui n’en était qu’à peine une. Sur une main d’Aïssa Mandi, le VAR a offert à Ighalo l’occasion de devenir seul meilleur buteur de la Can et de remettre les compteurs à zéro (1-1, 73′).

Mais à force de ténacité et sans paniquer, les Fennecs ont fait preuve d’une grande force mentale. « On n’a jamais rien lâché, a confirmé Mandi après la rencontre à BeIN Sports. Je suis tellement fier de cette équipe… » Et comme toute grande équipe, elle peut s’appuyer sur un grand leader. Le Nigeria a fait l’erreur d’offrir une balle de match à l’Algérie, Riyad Mahrez s’est chargé de la convertir. De sa patte gauche, l’attaquant a fait parler sa classe et sa puissance pour trouver la lucarne. Implacable. La formation maghrébine peut rêver, 29 ans après son dernier sacre. « On va essayer de remporter la finale, confirme le héros du soir. Nous avons été très bons dans cette compétition. Ce match nous a donné plus de confiance pour cette finale. Nous sommes capables de la gagner.« 

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