Le gouvernement espagnol adopte la prolongation de l’état d’alerte jusqu’au 21 juin

L’exécutif sollicitera de nouveau mercredi l’autorisation du Congrès des députés (Chambre basse du Parlement) pour appliquer cette mesure, qui prévoit des changements substantiels par rapport aux précédents états d’alerte, a souligné la porte-parole du gouvernement, María Jesús Montero, lors du point de presse au terme du Conseil des ministres hebdomadaire.
Mme Montero a assuré que le gouvernement a déjà le soutien nécessaire pour faire adopter cette mesure, après avoir parvenu à conclure des accords avec les partis de Ciudadanos (centre-droit), la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et le parti nationaliste basque (PNV).
Elle a, à cet égard, appelé le principal parti d’opposition, le parti populaire (PP, droite), à reconsidérer sa position et à soutenir la prolongation de l’état d’alerte pour préserver la santé des Espagnols, car il s’agit, selon elle, du « seul outil efficace » pour lutter contre le virus, notant que compte tenu de l’existence d’un parlement fragmenté, la nouvelle politique du gouvernement consiste à rechercher en permanence des accords avec les différentes formations pour faire adopter les mesures et les lois qui seront présentées à l’avenir.
La nouveauté la plus importante qui a été incluse dans cette demande de prolongation de l’état d’urgence est que lors de la 3ème phase du plan de déconfinement, ce seront les présidents des communautés autonomes qui prendront en charge la gestion de la désescalade et pourront décider de son rythme, a expliqué, pour sa part, le ministre de la Santé, Salvador Illa.
« L’Espagne a été soumise à l’un des confinements les plus stricts d’Europe, ce qui permet une désescalade plus sûre et plus rapide », a-t-il relevé.
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