Maroc: Samir Près de 600 MDH de perte suite au retard pris pour la signature du contrat de location

La Samir attend toujours la signature du contrat de location avec l’État marocain de ses bacs de stockage. Six mois de retard qui ont couté près de 600 millions de dirhams de perte.

« Jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas encore signé de contrat, la balle est donc toujours chez le gouvernement », indique El Yamani Houcine, coordinateur du Front national pour la sauvegarde de la Samir. Mais, s’agit-il d’un signe d’abandon du projet ? Il n’y a rien d’officiel qui dit que le projet de location est abandonné, mais d’une façon concrète, la société n’est pas encore arrivée à l’étape de la signature de contrat, répond El Yamani, tout en soulignant que d’autres parties sont tout aussi intéressées par les bacs du raffineur et que certaines offres étaient même plus compétitives que celle de l’État.
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Rappelons qu’au moment où les prix mondiaux du pétrole affichaient une baisse historique, après l’apparition de la pandémie de Covid-19, l’État marocain a décidé de déposer une demande urgente relative à l’exploitation des capacités de stockage de la société Samir afin de constituer ses réserves en carburant. Cette décision a été approuvée, le jeudi 14 mai, par le juge-commissaire chargé de la liquidation du raffineur, Abderrafii Bouhamria.

Toutefois, cela étape ne semble pas satisfaisante pour le raffineur. « On s’attendait à une entrée mensuelle d’une moyenne de 50 dirhams par mètre cube, et en tenant compte de la capacité de stockage qui atteint jusqu’à 2 millions de tonnes, La Samir bénéficiera de 100 millions de dirhams par mois », rapporte El Yamani. « Suite au retard pris pour la signature du contrat et l’exécution de l’opération de la location, nous avons perdu près de 600 millions de dirhams durant ces six mois, », poursuit-il.

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