Un grand débat aux petits airs de campagne pour Macron

Ceci n’est pas une campagne présidentielle. Emmanuel Macron se tient au milieu de la salle, micro à la main, et répond au feu roulant des questions. Fiscalité, écologie, démocratie, immigration… Du 15 janvier au 4 avril, de Bourgtheroulde (Eure) à Cozzano (Corse-du-Sud), la scène s’est rejouée à l’identique à l’occasion des onze déplacements en province que le président de la République a menés dans le cadre du grand débat national.

Celle-ci n’est pas sans rappeler les meetings de l’ancien ministre de François Hollande, à l’automne 2016. Emmanuel Macron n’était pas encore candidat mais occupait déjà la scène, seul, entouré de rangées de chaises, comme immergé au milieu des Français. Il restituait alors les résultats de la « grande marche », l’opération de porte-à-porte organisée par En marche ! pour recueillir – déjà – les doléances des concitoyens.

Cette similitude ne doit rien au hasard : le responsable du pôle image et événements de l’Elysée, Arnaud Jolens, a repris le dispositif qu’il avait lui-même conçu à l’époque. Seule différence, la scène a été enlevée pour qu’Emmanuel Macron se trouve au même niveau que les Français venus débattre avec lui, et non plus en surplomb.
« Enclencher une nouvelle dynamique »

Après trois mois passés comme en suspension, le quinquennat du plus jeune président de l’histoire de la Ve République va pouvoir se poursuivre. « Lundi 15 avril, à 20 heures, je vous réponds », a promis Emmanuel Macron dans une courte vidéo mise en ligne, dimanche soir, sur les réseaux sociaux.

Le grand débat national, ouvert en réponse à la crise des « gilets jaunes », se termine avec une allocution télévisée du chef de l’Etat pour dévoiler « les chantiers d’action prioritaires » et « les premières mesures concrètes », a annoncé son entourage.

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